La première fois que j'ai mis les pieds en Alsace, c'était en 2008. Je n'avais pas de rides et mon périnée était intact. C'est à l'occasion de ce séjour que je suis tombée en amour pour les vins naturels, plus précisément quand je suis rentrée dans la cave de Patrick Meyer, le merlin l'enchanteur de l'Alsace. J'étais dans cette zone où l'on ne sait rien de ce qui se dit, de ce qui se fait, où l'on ignore tous les usages en la matière et où l'on laisse la magie opérer. J'en suis ressortie comme si je venais de croiser le christ et qu'il m'avait fait un gommage détox au charbon actif. Chaque fois que j'y retourne, c'est le même émerveillement. Alors quand j'ai appris que le salon Brut(es) avait lieu a Mulhouse, avec tous les vignerons qui ont le talent d'effacer mes tourments, j'ai fais des rondades de joie!!

Pour sa deuxième édition, le salon Brut(es) s'est installé dans les superbes bâtiments Motoko, il est composé principalement de vignerons alsaciens mais une belle brochette d'autres régions et pays y sont invités, j'ai pu donc découvrir des vins allemands, très belle surprise pour moi qui ne connait rien à ce pays que j'associe à Berlin de "la casa de papel", c'est dire.

Les quelques jours sur place se sont passés dans une ambiance de bonheur pas loin de l'indécence. Pour vous faire une idée, disons que la plus grosse contrariété que j'ai eu à gérer était de choisir le domaine que je voulais goûter en priorité, j'ai évidemment choisi Julien Albertus, qui mérite sincèrement que l'on s'arrête sur son cas. Mais il y a un vigneron que je me réjouissais par avance de voir, c'est Jean Marc Dreyer, parce que parmi les grandes questions  de la vie pour lesquelles  j'ai le moins de réponse, il y a, ex aequo, ce qu'il advient de nôtre âme après la mort et comment ce vigneron peut faire des vins aussi fabuleux.

Cherry on the cake, la liste des vignerons avait certainement établie en fonction de leur gentillesse, en plus de faire des supers cuvées je veux dire:

-Adrien de Mello: Installé en 2015 sur 3 ha travaillés au cheval.

- Christophe Foucher: Un vigneron à part, atypique et tellement attachant

-Jacques Février: Ancien sommelier piqué au vin nature

- Valentin Morel qui a reprit le domaine familial dans le jura après une carrière de juriste

-Raphaël Beysang qui a commencé chez Patrick Meyer, puis Jean Marc Dreyer où il rencontre Vincent Marie.

Belles découvertes au sud chez Aurélien Petit et Edouard Adam et toujours un énorme coup de cœur au Clos Fantine et aux Maisons brûlées.

Il y avait là bas la promesse d'un week-end parfait qui a été tenue, entourée de bienveillance, de saucisse fumée et de gewurz macérés.

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